VOULOIR PLUS D’ARGENT… SANS SE JUSTIFIER, NI SE COMPARER

VOULOIR PLUS D’ARGENT… SANS SE JUSTIFIER, NI SE COMPARER

Vouloir plus d’argent, plus d’espace, plus de liberté reste souvent chargé d’un poids subtil. Comme si ce désir devait être expliqué, légitimé ou comparé à celui des autres. Et si le véritable acte de maturité financière consistait justement à vouloir plus… sans se justifier, ni se mesurer à autrui !?

Le réflexe de la justification

Chez beaucoup de femmes, le désir d’expansion s’accompagne presque automatiquement d’une explication. Vouloir plus, oui, mais pour de bonnes raisons. Pour la famille, pour la sécurité, pour l’avenir. Comme si le simple fait de désirer davantage ne suffisait pas. Cette justification permanente agit comme une manière de rendre le désir acceptable, socialement et affectivement. Pourtant, à force de se justifier, le désir se fragilise et perd de sa puissance.

La comparaison comme mécanisme de régulation.

La comparaison s’invite souvent au moment précis où l’on commence à vouloir plus. Regarder ce que gagnent les autres, ce qu’elles osent, ce qu’elles réussissent. Se sentir soit trop ambitieuse, soit pas assez. La comparaison n’est pas anodine : elle permet de rester dans une norme, d’éviter de se singulariser. Mais elle déplace l’attention de l’intérieur vers l’extérieur et empêche de sentir ce qui est juste pour soi.

Photo @HannaZhyhar

Vouloir plus sans devenir “trop”

Derrière la peur de vouloir plus se cache souvent celle de devenir excessive, égoïste, rigide ou déconnectée. Comme si l’ambition devait nécessairement éloigner du féminin, du lien, de la douceur. Cette croyance pousse à tempérer ses élans, à lisser ses désirs. Or, vouloir plus ne signifie pas renier ses valeurs. Cela peut au contraire être une façon plus mature de les incarner, avec clarté et responsabilité.

Le passage vers une autorité intérieure.

S’autoriser à vouloir plus sans se justifier, ni se comparer, marque un basculement intérieur. Ce n’est plus le regard des autres qui valide le désir, mais une écoute plus fine de soi. Ce passage ne demande pas de forcer, mais de reconnaître que le désir d’expansion est une information, pas une faute. Lorsqu’il est accueilli sans explication ni mesure extérieure, il devient stable, ancré, moins dépendant des fluctuations émotionnelles.

Vouloir est un mouvement naturel, vivant, qui cherche à s’exprimer. Se libérer de la justification et de la comparaison, c’est sortir de la culpabilité pour entrer dans une relation plus mature à l’argent. Une relation où le désir n’est plus négocié, mais reconnu. Et où l’expansion devient un choix conscient, aligné, profondément personnel.