Il y a une image tenace dans l’imaginaire entrepreneurial : celle de la fondatrice qui arrive avec son projet clé en main, son pitch parfait, sa stratégie béton. Elle sait où elle va. Elle a tout prévu. Elle est prête.
Cette image est un mensonge. Pas un mensonge malveillant, plutôt le genre de récit qu’on reconstruit après coup, une fois que le succès donne enfin du sens à toutes les hésitations du début. Les entrepreneures qui ont réellement lancé quelque chose savent, elles, ce que cachent ces success stories lisses : l’incertitude totale des premiers jours, les offres remaniées dix fois, les clients imaginaires qui finissent par exister vraiment, et ce moment précis où on appuie sur « publier » avec les mains qui tremblent. En savoir plus >




